Je suis un terroriste

… et ça ne fait que commencer

Si Laurent Chemla confessait être un voleur, je dois aujourd'hui avouer que je viens de basculer dans le côté obscur du Web.

En effet, par ce sombre matin quasi-hivernal, j'étais réveillé tôt, sans l'envie de dormir plus. Alors je me suis levé pour m'occuper et j'ai décidé de terminer la configuration de quelques serveurs que j'avais laissée en suspend par manque de temps.

Alors que d'habitude une configuration prend plus de temps que prévu, mû par une inspiration soudaine, j'exécutais mes tâches sans aucune fausse note, tant et si bien que j'achevais tout, beaucoup trop tôt… encore. Je suis donc passé à la suite, un petit truc laissé de côté il y a quelques mois et qu'il était temps de finir : un de mes relais Tor donnait des signes de fatigue et je décidais d'opérer sans tarder.

Le DNS inverse et le PTR

Auto-hébergement : comprendre le DNS inverse et configurer le PTR pour un serveur de messagerie

Être (micro)hébergeur nous confronte parfois à des problèmes inhabituels que monsieur Tout-Le-Monde ne rencontrerait pas : pour chaque domaine que j’héberge, j’associe un serveur de courriel. Et depuis que j’ai changé de fournisseur d’accès à Internet (FAI), une partie des courriels envoyés depuis chez moi reviennent avec des erreurs :

host xxx.yy.zz[IP] refused to talk to me: xxx.yy.zz 421 Access temporarily denied. Reason : sender host aaa.bbb.ccc.ddd does not resolve to a valid hostname

ou encore :

host xxx.yy.zz[IP] said: 550 No RDNS entry for aaa.bbb.ccc.ddd (in reply to RCPT TO command)

Passé un moment de surprise – Comment est-il possible que des machines connectées à Internet pour causer librement refusent de se parler ? –, c’est bien la première fois que je fais face à ces erreurs. Et c’est aussi la première fois que je tombe sur un FAI qui m’oblige par la force des choses à me soucier du DNS inverse et son enregistrement associé : le PTR.

Le choix des serveurs

Serveur et micro-hébergement : quel matériel choisir ?

Lorsqu'on est micro-hébergeur, la grande question du matériel se pose fatalement. Et devant la richesse des offres, il n'est pas toujours aisé de faire un choix. Pour les serveurs qu'on héberge chez soi, il y a plusieurs possibilités mais 2 catégories majeures : l'assemblage personnel ou l'achat d'une solution toute faite.

Vous conviendrez que le micro-hébergement n'étant pas une pratique courante, il n'existe aucune offre satisfaisante. Et de toute façon, cette offre serait inutile car tout dépend de l'hébergement qu'on propose et des choix technologiques et logiciels que l'hébergeur a faits. Car l'infrastructure est avant tout une affaire de choix. Pourquoi du Linux plutôt que du Windows® ? Pourquoi telle distribution plutôt que telle autre ? Il y a des choix de facilité et des goûts personnels. Le résultat provient d'un mélange des deux.

Cependant, il y a des choix qui proviennent clairement de contraintes techniques. Voici les miens.

lapsus

Mon serveur d'applications (v1.0)

Linux, Apache, MySQL, PHP.

LAMP. Cet acronyme qui devient la référence et la compétence fondamentale à avoir pour commencer à développer des sites web.

Étant issu du monde BSD, j’avais un peu de mal à m’y faire. Tous mes serveurs étaient sous BSD; je n’allais pas changer. Bon, en fait si. À l’usage, Linux s’est avéré plus facile pour moi que mes distributions BSD.

Micro-hébergement

Comment je suis devenu micro-hébergeur

Lorsque j’ai eu Internet illimité à la maison, avec une connexion ADSL permanente, j’ai commencé par installer mon propre serveur web, parce que je voulais disposer de toute la documentation technique dont j’avais besoin, n’importe où, sans avoir à la chercher sur telle ou telle machine, tel ou tel disque – à l’époque, les disques n’avaient pas la capacité d’aujourd’hui.

Ça me paraissait donc plus simple de tout avoir sur un site web, pour moi d’abord, et puis pour les autres, si ça pouvait leur être utile.